De très très nombreuses rues sont équipés d’un système de guidage au sol comme vous pouvez le voir sur ces photos suivantes :
Ce système est constitué de dalles de directions (dalles carrées avec un relief sur la longueur et posées au sol dans le sens de la marche) et de dalles de “d’attention” (dalles carrées avec un relief pointillé pour indiquer un changement de direction, un arrêt, …). Le système est ingénieux et très répandu à Beijing (dès qu’un trottoir est refait, il était adapté “accessibilité”).
Je vous invite à une petite ballade de Beijing en taxi. Histoire de voir à quoi cette ville ressemble. Comme vous le noterez peut-être, c’est plus moderne que ce que beaucoup pensent. Peu de quartiers traditionnels subsistent, remplacés par des bâtiments modernes ou des centres commerciaux. Cette ville est aussi tracée de grandes avenues rectilignes qui s’entrecroisent perpendiculairement, à l’américaine. Et puis faites attention aux bas-côtés de toutes les routes parcourues… et vous comprendrez que Paris est crado.
La musique ? L’un de mes morceaux favoris : “Across 110th street” de Bobby Womack. Qui se souvient du film dont ce morceau est la bande originale, et sans utiliser Google ?
Visite d’un quartier particulier de Beijing, le “798 Art District” (798艺术区 – 798 Yìshùqū)
En 1953, un ensemble industriel a été construit au nord-est de Beijing. A partir du début des années 1980, les usines ont commencé à fermer les unes après les autres. Les artistes de Beijing ont petit à petit occupé les lieux, attirés par les grands espaces, les verrières, les loyers modiques, … Aujourd’hui, ce quartier est le symbole de l’art moderne chinois de Beijing. On y trouve donc des ateliers d’artistes, des expositions, des boutiques branchées autour de l’art, des cafés, … A visiter au moins une fois pour découvrir un autre Beijing, moins traditionnel.
Dans le diaporama suivant, vous ne verrez pas trop de photos des intérieurs des ateliers et des expositions, il est interdit de photographier. Mais les photos extérieures vous donneront une idée de ce qu’est ce quartier.
Chaoyang District (朝阳区 – Cháoyáng Qū) est le quartier de Beijing dans lequel j’habite. A titre de comparaison, on pourrait dire que ça correspond aux arrondissements de Paris.
Mais ici, on est à Beijing, et tout y est beaucoup plus grand qu’à Paris (voir l’un de mes billets précédents). Alors que Paris fait environ 105 km² et compte 2 193 030 habitants, mon “petit” quartier fait 475 km² et compte 3 642 000 habitants.
Ce qui est assez marrant, c’est quand je demande à certains chinois où ils habitent et qu’ils me répondent “Chaoyang”. Là, je les regarde et ne peux m’empêcher de penser que nous vivons sur des planètes différentes. “Ok, Chaoyang, mais oùùùùùù ???”
Je vous présente la mascotte de mon “petit” quartier.
Le simple fait de faire les poussières permet de se rendre compte, avec une certaine stupéfaction, à quel point Beijing est pollué. Comme par exemple ce chiffon que j’ai passé sur le bureau de mon appartement.
Au niveau pollution, il faut pourtant reconnaitre qu’il y a eu un avant et un après Jeux Olympiques 2008, et que la situation s’est améliorée. Mais Beijing reste l’une des villes les plus polluées au monde.
Où se rendent les touristes pour acheter des fringues pas chères ? Ils vont au Silk Market, pour se faire harceler par les vendeurs, et négocier durement pour ne pas se faire arnaquer. Où se rendent les chinois pour acheter des fringues pas chères ? Au zoo de Beijing… ou plus exactement en face du zoo de Beijing, au Wholesale Market dans le quartier de Xizhimen, où l’on n’est pas harcelé par les vendeurs et où il n’est pas nécessaire de négocier puisque les prix sont parmi les plus bas de Beijing, même pour les occidentaux.
Le Wholesale Market est ouvert de 6h à 17h, tous les jours, pour les grossistes, les détaillants et les particuliers. Il est répartit sur 4 bâtiments de plusieurs étages chacun. L’intérieur est un dédale d’allées et de petites boutiques de 4m2 à 10m2. Il y a donc des milliers de boutiques, on s’y perd facilement, il y a beaucoup de monde, c’est bruyant. On n’y croise que des chinois. Dimanche, après 3 heures dans ce labyrinthe, je n’en ai vu que 2, un couple.
Qu’y trouve-t-on ? Tout ce qui est vestimentaire ou accessoires, chaussures, casquettes, … Le choix est pléthorique, c’est impressionnant. A tel point que je n’ai pas eu l’impression de retrouver 2 fois la même chose dans les magasins. La qualité de ce que l’on y trouve est variable, mais globalement assez bonne et correspond à du milieu de gamme. Il y a beaucoup de contrefaçons ou d’utilisation de logos ou marques, on s’en doute. Ces articles sont plus ou moins réussis, certaines respirent la qualité, d’autres sont farfelues (genre “D&G” and “CK” sur la même chemise). Mais dans l’ensemble, on y trouve son bonheur sans problème.
Les prix ? Les plus bas de Beijing. Il faut savoir que 60% des détaillants de Beijing s’approvisionnent dans ce marché. J’y ai acheté 3 shorts de bonne qualité pour ¥180 (21€), 3 t-shirts imprimés sympas pour ¥100 (12€), 1 chemise pour ¥75 (9€). Bref, 7 articles d’été pour 40€, je suis plutôt satisfait.
Petit détail à savoir avant de se rendre dans ce lieu : vous ne trouverez pas de cabines d’essayage. Connaissez vos tailles avant d’y aller, jugez sur place si cela correspond, éventuellement prenez 1 ou 2 habits de référence pour comparer (j’avais pris un de mes shorts pour comparer les tours de ceinture). Et puis à ce prix, si vous vous trompez dans la taille… tant pis pour vous.
S’il y a un quartier que tous les expatriés à Beijing connaissent, c’est bien Sanlitun (三里屯 – Sānlǐtún), situé entre le quartier des ambassades et celui de Guomao, principal quartier d’affaires de Beijing. Et le point central de ce quartier est “The Village”, aisément reconnaissable par son architecture moderne, colorée, mais surtout décoré de toutes les marques occidentales milieu de gamme.
Au centre du Village, un immense écran plat qui sert à présenter des publicités, des événements, des bandes annonces, … Hier, le devant du bâtiment et le bâtiment lui-même étaient loués par Kenzo pour une animation de rue pour le parfum Kenzo Power.
Les charmantes hôtesses prennent un peu de repos avant la distribution des coquelicots Kenzo aux passants. Une violoniste apportait une touche musicale à cette animation.
Sanlitun est bien connu des apple-maniacs puisqu’on y trouve l’Apple Center de Beijing, ouvert depuis 2 ans (oui, avant celui de Paris). Il n’est pas beau cet Apple Center avec ce parterre de coquelicots ?
Les plus jolies chinoises de Beijing se donnent rendez-vous à Sanlitun, habillée à la dernière mode, avec une préférence pour les mini-shorts, les dos nus, les jupes courtes, les hauts talons, les tenues porte-jarretelles (si, si, je vous promets que c’est vrai…). Je n’ai pas osé faire de photos en demandant aux filles de poser, ni de photographier certaines vraiment très très sexy, car je ne voulais pas passer pour un pervers. Je me suis contenté de faire un montage de quelques instants volés. Mais je peux juste vous dire que c’est très très impressionnant.
J’aime bien me poser au Starbuck de Sanlitun, connecté à Internet avec mon iPad, et profiter de l’ambiance de ce quartier, siroter un ice-tea ou un Frappuccino Vanilla, en mangeant un muffin Blueberry.
C’est le soir que les expatriés, étudiants étrangers et touristes arrivent en masse à Sanlitun pour profiter des nombreux bars qui jouxtent le Village. Des groupes et des chanteurs se produisent. C’est un des endroits incontournables de la vie nocturne de Beijing.
Comment s’y rendre :
Anglais : Sanlitun Village, Sanlitun Road, Chaoyang District
Le temps à Beijing est très agréable en ce moment, peut-être même un peu chaud. Le climat de Beijing est continental, mais est assez accentué ici avec des écarts importants entre l’hiver et l’été. Notamment cette année où l’on est passé du très froid au très chaud en quelques jours.
Par contre, je vais à Singapore et en Indonésie la semaine prochaine, et je ne sais pas si c’est une super idée que j’ai eu là… J’espère que ça va changer rapidement !
Je suis toujours surpris quand je me ballade dans le métro parisien car je le trouve fatigant (ça monte, ça descend, ça tourne, …) et pas du tout adapté aux personnes présentant des handicaps. Par exemple, vous imaginez vraiment une personne en fauteuil roulant pouvant faire des trajets sans trop de difficultés à Paris ? Je ne le pense pas, je pense même que ce n’est quasiment pas possible !
C’est l’une des choses qui m’a le plus frappé dans le métro de Beijing : il est assez bien adapté aux personnes présentant des handicaps. Je peux le remarquer chaque jour et je vous propose un petit panorama des dispositifs que l’on retrouve quasiment dans chaque station de métro.
Premièrement, il y a souvent une rampe d’accès pour les personnes en fauteuil roulant
Juste devant l’entrée principale du métro, vous avez un interphone qui vous permet d’appeler de l’aide. Et je pense qu’il y a vraiment quelqu’un qui répond, vu le personnel que l’on peut trouver dans le métro)
S’il y a un escalier, vous trouverez très souvent un dispositif d’aide aux fauteuils roulants que les usagers peuvent manipuler sans aide extérieur : boutons d’appel de la plateforme, boutons de déploiement, boutons de montée ou de descente sur la plateforme.
Les zones de portiques d’accès contiennent toujours un passage dédié aux fauteuils roulants.
Pour finir, la dernière photo présente une initiative que je trouve très très intéressante, simple, pratique : le braille sur les rambardes des escaliers avec les indications de l’endroit où l’on se trouve ou où l’escalier amène. Bien sur, vous trouvez ce braille en haut et en bas des rampes. Si simple, mais si utile pour les déficients visuels.
Bien sur, c’est la jeunesse du métro de Beijing (2 lignes ouvertes en 1971, 1 en 2002, et le reste depuis 2007) qui a permis et permet de le concevoir en tenant compte de l’accessibilité, par rapport au métro parisien qui est plus que centenaire et qui n’a pas été conçu initialement pour faciliter l’accès aux handicapés, et qui est donc très difficile à adapter (et puis les moyens financiers mis en place ne sont surement pas les mêmes).
Visite ce mercredi au Beijing Auto 2010, l’équivalent de notre Mondial de l’Auto à Paris. Ca se passe au New China International Exhibition Center, un tout nouveau complexe pour les expositions construits près de l’aéroport. Inutile de dire que c’est immense.
On notera quelques copies flagrantes de véhicules bien connus, comme par exemple ce coupé-cabriolet avec un avant de Mercedes et un arrière qui ressemble à l’ancienne Megane coupé-cabriolet.
Autre copie évidente, ce clone de la Smart qui arrive à proposer 4 sièges.
Et puis cette Mini chinoise, à l’intérieur Hello Kitty (voir dans le diaporama ci-dessous)
La voiture que j’ai préférée sur ce salon ? La Mercedes SLS AMG. Magnifique ! Envoutante ! J’aime cette voiture depuis son annonce, mais la voir en vrai suscite un vraie émotion, surtout avec cette couleur rouge qui lui va si bien. Quand on voit cette voiture, on se dit que la couche d’ozone ou la pollution, c’est le cadet de nos soucis et qu’on n’a qu’une seule envie, c’est de la conduite et de pousser sur l’accélérateur. Visionnez cette brève vidéo sur YouTube pour pour rendre compte combien elle est belle ou visitez le site d’AMG.
Je vous propose un premier diaporama sur cette journée, avec les stands et les voitures visités.
A signaler la présence de nombreuses représentantes de la gente féminine sur les stands, histoire de bien mettre en valeur les véhicules et attirer le mâle testostéroné. Pourquoi j’ai pris ces photos ? Mais c’est à but uniquement journalistique, voyons ! Voici donc ce 2ème diaporama, purement informatif !
Wangfujing est un quartier très touristique de Beijing, situé à 2 km à la droite de la Cité Interdite et connu pour être une vitrine commerçante de la ville. On y trouve une rue appelée la “Snack Street” célèbre pour ses restaurants en plein air proposant des scorpions, du serpent, des insectes, … Je vous laisse découvrir et vous souhaite un bon appétit !
Début ce jour une série de billets concernant des bâtiments que je croise à Beijing et que je trouve particulièrement beaux, originaux, … Vous y trouverez principalement des bâtiments récents et modernes.
Je commence avec le “Digital Building”. Ce bâtiment se situe dans la zone du Parc Olympique, juste à côté de la célèbre piscine des jeux de 2008. La construction a débuté le 20 juin 2005 et le building a été livré officiellement le 2 novembre 2007. Le bâtiment est haut de 57 mètres, sa surface au sol est de 16 000 m2 et sa surface utilisable de 96 000 m2. Il a été conçu par l’architecte Zhu Pei (朱锫). Pendant les jeux olympiques de 2008, il a servi de quartier général du support technique, des calculs et des communications. Depuis les jeux, je ne sais pas à quoi il sert, je n’ai pas trouvé.
Je le trouve assez superbe : très simple, avec ses larges surfaces en pierre noires, monolithique. Ce bâtiment donne l’impression d’avoir été taillé directement dans un immense bloc de pierre noire. Mais finalement très travaillé avec ses flancs ornées de forme type “circuit imprimé”, et original avec les 4 blocs du bâtiment qui représentent un code barre. La nuit, on s’aperçoit que les flancs du bâtiment permettent des animations lumineuses.
Ci-dessous, une vidéo du projet que je vous invite à visionner, et bien sûr quelques-unes de mes photos.
Doit-on dire Beijing (北京 běijīng) ou Pékin ? Je ne sais pas si vous vous êtes déjà posé la question. On utilise Pékin en France, mais depuis les Jeux Olympiques de Beijing en 2008, Beijing est de plus en plus connu et utilisé en France. J’ai voulu en savoir plus et ai trouvé quelques informations, notamment sur Chine Information avec un article assez détaillé.
Je ne vais pas écrire à nouveau ce que dit cet article, je vous laisse le parcourir si la question vous intéresse. Mais il semble que Pékin soit une spécificité française et que nous ne respectons pas les conventions internationales définies en 1977 en utilisant ce terme.
Personnellement, je prends de plus en plus l’habitude de dire Beijing, même en France. Pourtant, il me reste une question à laquelle je n’ai pas trouvé réponse, c’est en rapport avec l’adjectif lié au nom de la ville : si on utilise Beijing pour désigner la ville, comment doit-on en appeler les habitants : pékinois(e), beijinois(e), … ?