Je vous invite à une petite ballade de Beijing en taxi. Histoire de voir à quoi cette ville ressemble. Comme vous le noterez peut-être, c’est plus moderne que ce que beaucoup pensent. Peu de quartiers traditionnels subsistent, remplacés par des bâtiments modernes ou des centres commerciaux. Cette ville est aussi tracée de grandes avenues rectilignes qui s’entrecroisent perpendiculairement, à l’américaine. Et puis faites attention aux bas-côtés de toutes les routes parcourues… et vous comprendrez que Paris est crado.
La musique ? L’un de mes morceaux favoris : « Across 110th street » de Bobby Womack. Qui se souvient du film dont ce morceau est la bande originale, et sans utiliser Google ?
Vous connaissez tous la Grande Muraille (長城 – Chángchéng) ? Quelques informations piquées sur Wikipedia :
Construite entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle pour protéger la frontière nord de la Chine
6700 km de long (évaluation de 1990).
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
On dit que chaque chinois doit au moins visiter la muraille une fois dans sa vie. Je suis super-chinois, car je l’ai visitée 5 fois.
Comment se rendre à la Grande Muraille depuis Beijing ? Le meilleur moyen est de prendre le bus et de se rendre à Badalin, situé à 70 kilomètres au nord de Beijing. Voici les informations :
Station de bus : Deshengmen – 德胜门
Bus 919 (prenez les bus verts, à air conditionné, ceux affichant Badalin sur le panneau)
Tarif : ¥24 (2.80€) l’aller-retour
Horaire du bus : à partir de 6h30 du matin
Durée du trajet : 1h30
Conseil : partez assez tôt le matin (pas plus tard que 10h-10h30) afin de ne pas rater les bus de retour. En effet, à partir de 16h, il est difficile de revenir en bus (bus pleins, arrêt du service) et vous serez obligés de prendre les taxis-vautours qui vous attendront sagement sur le parking des bus en vous proposant des tarifs exorbitants.
Concernant la Muraille, sachez que Badalin devient de plus en plus « disneyland » avec des téléphériques, des toboggans gigantesques pour redescendre de la muraille, des zones de commerce à franchir où vous vous ferez harceler, … On oblige aussi maintenant les touristes à prendre un nouveau chemin bien établi qui vous fait démarrer du haut de la muraille, chemin qui vous oblige à acheter un billet d’accès en téléphérique ou togoggans-grimpeur (¥60 – 7€) en plus du billet simple (¥45 – 5.23€).
Mon conseil pour visiter la muraille hors du circuit imposé : quand vous êtes sur le parking, remontez le jusque l’entrée décorée avec des sculptures d’ours, remontez le parc à ours et la zone de commerce jusque la sortie de la Grande Muraille, achetez un billet au guichet sur la gauche, entrez par la sortie en râlant si on ne vous laisse pas passer et en disant que vous ne restez qu’une heure et ne voulez faire que des photos (avec les gestes, ils ne parlent pas anglais). Et là, vous verrez le tronçon le plus sympa de la Grande Muraille à Badalin, celui qui permet de faire les plus belles photos, celui qui est plus calme que la zone de départ.
La Grande Muraille est à visiter, aucun doute là dessus. C’est une marche difficile, je vous conseille de bonnes chaussures, des vêtements légers et de l’eau. Faire le tour complet du tronçon de Badalin demande 3-4 heures environ. Mais vous pouvez commencer par le tronçon que je vous recommande plus haut, et revenir sur vos pas quand vous vous sentez fatigués (en pensant qu’il vous faut faire le chemin de retour). Vous croiserez assez peu d’occidentaux, par rapport au nombre de chinois qui la visite quotidiennement. Ne soyez pas surpris d’être souvent sollicité pour être pris en photo avec les chinois. Beaucoup viennent des provinces et n’ont pas l’occasion de voir souvent des étrangers, alors ils adorent être pris en photo avec les occidentaux, surtout s’ils sont grands ou ont les cheveux blonds.
Voici une vidéos et quelques photos de Badalin :
Dernière information de taille : la muraille n’est pas visible depuis l’espace, contrairement à ce qu’avait annoncé un astronaute américain qui avait confondu avec avec le fleuve jaune dont le soleil se reflétait à la surface.
Quelques heures du carrefour DatunLu et AnliLu près de chez moi, en fin de journée, filmé en stop-motion.
Le top-motion a été réalisé et monté depuis mon iPhone 3GS avec le logiciel iTimelapse Pro. Le morceau de musique est « Fireflies » du groupe Owl Cities
Je ne suis pas fan de la musique moderne chinoise, que je trouve trop répétitive. Mais on peut entendre en Chine quelques beaux morceaux… pas toujours chinois. Voici 2 vidéos de chansons ayant eu un beau succès en Asie ses dernières années. Et elles sont toutes les 2 coréennes.
La 1ère est une chanson du groupe WonderGirls et s’intitule « Nobody ». Musique entrainante, refrain facilement mémorisable, vidéo style années 70 et très marrante (maman, je sais que tu apprécieras le passage à 1mn21 et le final), … c’est un beau succès en Chine et toutes les chinoises connaissent la chorégraphie par cœur dans les boites de Beijing (et surement ailleurs aussi).
La 2ème vidéo n’est pas à regarder si vous êtes dépressifs. C’est une chanson triste avec une vidéo larmoyante comme ils savent si bien le faire en Asie. Néanmoins, je trouve cette chanson très bien et elle a eu elle aussi un beau succès en Asie. Le groupe s’appelle Kiss (non, rien à voir avec le groupe américain) et la chanson s’intitule « Because I’m a girl ».
Visite du quartier de Houhai le dimanche, et c’est ainsi l’occasion d’assister à un cours de wushu (武术 – wǔshù). Wushu signifie « art martial » et est souvent utilisé pour parler du kung-fu.
Comme vous pouvez le voir sur la vidéo, ce cours est public et se passe à l’extérieur. Les parents viennent avec leur rejeton (souvent unique) et le confie aux bons soins du professeur qui est loin d’être un tendre. Mais il fait ce que les parents lui demandent : enseigner le wushu le plus sérieusement possible. Avec mes parents, nous avons pu assister à une séance individuelle d’entrainement de la petite fille que vous verrez dans les photos, et je vous assure que c’était assez impressionnant : ton très ferme du professeur, tapes sur les parties du corps pour forcer la petite à plus de rigidité, répétition sans cesse des mouvements, … La petite fille ne bronchait pas, serrait les dents, enchainait les exercices, et avait envie de pleurer, ça c’est certain.
Autre culture, autres mœurs, je n’imagine pas ce type de cours en France avec nos bambins sur-protégés. Je me souviens avoir assisté un jour à un cours de judo de mon neveux Mimi qui devait avoir le même age, le prof français leur apprenait à sauter comme des grenouilles sur le tatami. Rien de tout cela ici, on est dans du très très sérieux, et ça impressionne. Pour en avoir discuté à plusieurs reprises avec des chinois « openminded », la réponse est quasiment identique à chaque fois : « Elle veut être la meilleure ? Elle doit travailler dur. Ce n’est pas un jeu, c’est sérieux. Le professeur est là pour l’enseigner, et ça demande des efforts de sa part. Si elle ne veut pas l’accepter, elle n’a qu’à arrêter ! ».
Sans apporter de jugement sur cette façon de faire que notre culture peut avoir du mal à appréhender, on y décèle un des visages de la Chine, celui de la discipline et de l’excellence, où seuls les meilleurs retiennent l’attention (j’aurai l’occasion d’y revenir sous peu avec des informations surprenantes sur les étudiants chinois). La compétition est ancrée dans la culture chinoise, viser l’excellence est un objectif permanent, le travail et la discipline sont nécessaires. Être en Chine permet de bien sentir cela, même si c’est difficilement explicable. Et ça fait aussi froid dans le dos, notre Vieux Continent va se faire bouffer tout cru…
Voici la vidéo ! Notez 2 moments intéressants : à 1mn10 quand les enfants commencent à discuter entre eux sur l’enchainement des figures et la bonne réalisation des gestes, à 2mn quand une petite fille pleure et veut quitter l’exercice.
Et les photos, avec notamment la petite fille dont je vous parlais un peu plus haut
Si vous êtes sujet au vertige, ne lisez pas cet article
A Shanghai (on ne prononce pas SHAN-GHAI mais SHANG-HAI), nous avons visité le Shanghai World Financial Center (上海环球金融中心 – Shànghǎi huánqiú jīnróng zhōngxīn), le building le plus haut de Chine, le 4ème plus haut dans le monde, avec 492 mètres de haut et 101 étages.
Ce building porte aussi le surnom de décapsuleur, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de vous expliquer (voir vidéo et photos). Une passerelle d’observation avec un sol partiellement en verre se trouve au sommet de la tour. C’est assez impressionnant. Dommage que le jour de notre visite, nous n’ayons pas eu meilleur temps pour admirer le panorama. Mais à mon avis, c’est une visite indispensable qui vous coutera ¥150 (17.90€)
Voici une vidéo de cette visite. Vous noterez l’ambiance futuriste (et volontairement un peu stressante) de l’ascenseur. Comme le dit ma maman dans la vidéo, on se croirait dans un vaisseau spatial !
Et voici les photos. Précision : les 2 premières sont des photos trouvées sur internet et qui montrent un peu mieux cette tour que mes propres photos :
Quand on commence à s’immiscer dans la vraie vie chinoise, on découvre rapidement que les chinois aiment se retrouver le matin ou le soir pour participer tous ensemble à des activités communes qui contribuent à conserver un lien social fort avec ses voisins ou connaissances.
Il est ainsi possible de voir des groupes de chinois se réunir dans leur quartier, en groupe plus ou moins important, pour chanter, danser (une expression existe et parle de « danse sociale »), faire des exercices pour s’entretenir, jouer aux cartes ou aux échecs chinois, jouer de la musique, … Toute une série d’activités gratuites, ouvertes à tous, jeunes et anciens. Globalement, on note plutôt la présence des générations à partir de la quarantaine. Une habitude qui se perd chez les plus jeunes ? Peut-être, et ce serait dommage, je trouve ces rassemblements particulièrement sympathiques.
Voici une vidéo de quelques exemples d’activités que vous pouvez croiser facilement en vous promenant.
Je n’ai pas eu le temps de trop m’occuper du blog cette semaine, je reprends aujourd’hui avec un retour sur mon séjour à Singapore la semaine dernière. Vous trouverez ci-dessous une vidéo de cette ville qui doit être la plus propre au monde ainsi que quelques photos. Pour ce qui est des photos, vous y verrez aussi les photos de mon séjour à Bintan, qui est une ile indonésienne à 1h de bateau de Singapore.
Où se rendent les touristes pour acheter des fringues pas chères ? Ils vont au Silk Market, pour se faire harceler par les vendeurs, et négocier durement pour ne pas se faire arnaquer. Où se rendent les chinois pour acheter des fringues pas chères ? Au zoo de Beijing… ou plus exactement en face du zoo de Beijing, au Wholesale Market dans le quartier de Xizhimen, où l’on n’est pas harcelé par les vendeurs et où il n’est pas nécessaire de négocier puisque les prix sont parmi les plus bas de Beijing, même pour les occidentaux.
Le Wholesale Market est ouvert de 6h à 17h, tous les jours, pour les grossistes, les détaillants et les particuliers. Il est répartit sur 4 bâtiments de plusieurs étages chacun. L’intérieur est un dédale d’allées et de petites boutiques de 4m2 à 10m2. Il y a donc des milliers de boutiques, on s’y perd facilement, il y a beaucoup de monde, c’est bruyant. On n’y croise que des chinois. Dimanche, après 3 heures dans ce labyrinthe, je n’en ai vu que 2, un couple.
Qu’y trouve-t-on ? Tout ce qui est vestimentaire ou accessoires, chaussures, casquettes, … Le choix est pléthorique, c’est impressionnant. A tel point que je n’ai pas eu l’impression de retrouver 2 fois la même chose dans les magasins. La qualité de ce que l’on y trouve est variable, mais globalement assez bonne et correspond à du milieu de gamme. Il y a beaucoup de contrefaçons ou d’utilisation de logos ou marques, on s’en doute. Ces articles sont plus ou moins réussis, certaines respirent la qualité, d’autres sont farfelues (genre « D&G » and « CK » sur la même chemise). Mais dans l’ensemble, on y trouve son bonheur sans problème.
Les prix ? Les plus bas de Beijing. Il faut savoir que 60% des détaillants de Beijing s’approvisionnent dans ce marché. J’y ai acheté 3 shorts de bonne qualité pour ¥180 (21€), 3 t-shirts imprimés sympas pour ¥100 (12€), 1 chemise pour ¥75 (9€). Bref, 7 articles d’été pour 40€, je suis plutôt satisfait.
Petit détail à savoir avant de se rendre dans ce lieu : vous ne trouverez pas de cabines d’essayage. Connaissez vos tailles avant d’y aller, jugez sur place si cela correspond, éventuellement prenez 1 ou 2 habits de référence pour comparer (j’avais pris un de mes shorts pour comparer les tours de ceinture). Et puis à ce prix, si vous vous trompez dans la taille… tant pis pour vous.
Il y a un rituel auquel on peut assister de temps à autre en Chine, c’est la séance de motivation des troupes d’un restaurant, d’un magasin, … Souvent le matin, mais à d’autres moments aussi, on peut voir l’ensemble des employés se réunir, debout et presque au garde-à-vous, écoutant le manager prodiguer des conseils, des objectifs, sermonner ou féliciter un employé. Cela se finit souvent par un cri collectif des employés ou des applaudissements.
Je vous mets ici une image prise à l’aéroport de Beijing.
Ci-dessous, une vidéo prise ce dimanche, à 11h, devant l’un des restaurants où je me rend assez souvent. J’ai filmé une bonne partie de la scène, notamment la fin qui est la plus intéressante.
Je n’ai pas tellement d’avis sur la pratique. Je pourrais dire que cela me semble un peu étrange et tenir plus de la méthode Coué collective. Mais les rapports hiérarchiques entre les employés et les managers sont très différents de ce que l’on peut connaître chez nous, aussi bien dans le respect que manifeste le salarié que le devoir du manager de transmettre un savoir et faire progresser ses troupes. Je note tout de même que, généralement, de ce que j’ai pu voir, les employés semblent un peu ailleurs lors de ce rituel auquel ils ne peuvent se soustraire.
Je suis retourné à Haidan-Hailong pour acheter un étui pour mon iPad, et y ai trouvé mon bonheur avec un bel étui cuir (mais j’ai un doute) pour ¥160 (17.59€).
Mais ce n’est pas le sujet principal de mon billet. En parcourant les stands, j’ai trouvé un faux iPhone. Assez bien imité au niveau du design, 32go, double sim-card, batterie amovible, … C’est assez bluffant au premier abord, même si la qualité reste médiocre lorsque l’on examine en détail l’appareil. Au lieu de décrire tout cela par écrit, je vous ai fait une petite vidéo qui vous donnera un aperçu de ce que peut être la contrefaçon électronique en Chine.
Une petite vidéo prise lors d’une sortie dans le parc du temple du ciel. Vous allez voir comment je suis très très doué !!! Pour info, en introduction de cette vidéo, vous verrez ce que je devais faire. Mais dégourdi comme je suis, je pense que je n’y arriverai qu’après… oupss… 10 ans !
J’avais bien aimé regardé le papy chinois écrire des idéogrammes à même le sol avec seulement de l’eau pour encre éphémère. J’y suis retourné et ai surpris une scène bien sympatique où une petite fille s’entrainait à écrire, et un papy lui expliquer comment bien pratiquer la calligraphie.
La Tour du Tambour (鼓楼 Gǔlóu) est un bâtiment construit en 1272, haut de 47 mètres et comportant un triple toit. Elle abrite de gros tambours et une clepsydre. Cette tour rythmait le temps de la dynastie Yuan au XIIIème siècle. C’est aujourd’hui une attraction touristique qui offre un superbe point de vue sur les hutongs (habitations traditionnelles) et le quartier des lacs de Houhai. Un show de percussion sur les tambours y est aussi donné chaque heure.
Je vous invite à visiter ce lieu – notamment pour son escalier qui devrait vous surprendre – et ce quartier, encore assez préservé des constructions neuves à Beijing, ce qui devient de plus en plus rare…
Adresse :
Anglais : Gulou, Jianlou Tower, De sheng men, Xicheng district